21/01/2006

 

Et toi avec ton vieille air de pute tu fais ta maligne, pendant que moi avec mon vieil air, avec mon vieil air, avec mes larmes, OK ? Pendant que moi avec mes larmes je me noie la bouche sous les ressentiments. Vois tu ? Vois tu ? NON JE NE VOIS PAS, mais j’imagine, j’imagine et je pense très fort que j’ai raison, je dois avoir raison, donc j’ai raison. J’ai toujours raison. J’ai toujours le dernier mot et la dernière place. Je me tape toujours le poteau stoïque. Quand on dit «i» on sour«i»t. Cheese. Je fonds, du fin fond, je pensais pas pouvoir creuser plus bas, j’ai réussi et jamais mes ongles ne se sont cassés contre le dur du coffre. Mon coffre, celui là, celui là, celui là entre mes cotes il hurle, putain crotte. J’ressasse, j’ressasse, et merde j’ai l’impression que j’serais jamais rassasiée. J’aimerais bien casser les tiennes, tes côtes. Mais mon ils mangent que la viande Hallal alors ça pourrirait peut être sûrement probablement, et que ferais je de mes côtes de porc ? Peut être je pourrais construire un château à mouche avec. Avec des fleurs et du compost, quesque je rigole bien quand je suis encore toute seule, tout le temps toute seule, encore et toujours toute seule, encore toute seule. Je suis redondante, et dodue d’éclats de rires emmagasinés. Ils devraient me crever comme un ballon Oui-Oui, mais je dois être solide solide solidement cousue. Rien ne fuse, ni même les gaz, sauf des fois. Quand je suis toute seule, encore toute seule, j’ai déjà dis, déjà toute seule. Mais de toute façon c’est de ma faute, je ne vous aime pas, vous êtes cons, vous êtes moches, et vous êtes très bêtes, pourtant je suis intelligente et belle mais vous n’arrivez pas à le comprendre, parce que vous êtes aveugle je voudrais vous énucléer et vous recréer un regard tout neuf, qui sent bon le plastique frais de ma tendre et chère Babylone. Mes vêtements m’ont compris eux. Qu’ils n’ont qu’à se déguiser pour moi, me cagouler, camoufler, et faire défiler le texte au prompteur dans ma peau d’pierre qui s’agite, mais garde la fermée ne les regarde pas ! J’ai déjà dis, ils sont vous, et vous êtes vous, je l’ai déjà dis ils sont vous et vous êtes vous. Je suis Samia mais je ne suis pas Samia, qui suis-je ? Je suis une blague Carambar remaniée, je suis l’ombre de Samia. Je me tourne autour et j’ aimerais bien m’asseoir sur ma tête, ça me fait mouiller rien que d’y penser. Mais je n’ai plus de kleenex et les lentilles tomberont en carton si je ne me calme pas, si je ne me calme pas mes lentilles tomberont en carton, alors calme moi, si je ne me calme pas les lentilles tomberont en carton, alors calme noir. Ils sont vous, et vous êtes maintenant flous. Je vais m’endormir et je ne me réveillerai pas à trois.

14:51 Écrit par JE T'EMME | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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