26/02/2006

Je suis fou ?

Si j’étais fou, je rirais beaucoup et… je ferais probablement des choses extravagantes. Enfin, vous ne devez pas croire que je suis quelqu’un d’austère, je ris énormément et régulièrement. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’amis – vous ne m’écoutez pas- tout le monde est très gentil avec moi.
Incohérent. Voilà le mot. Donc, je ferais des choses incohérentes. Je le sais, j’en ai déjà vu, vous savez, des fous. Et oui. Et oui. Et vous les auriez vu… Aha ! Je me souviens très bien. C’était un mardi soir. C’était hor… hor… horrifiant.
… Les gens me disent que je suis fou. A.. Allez vous en. Mais ce n’est pas vrai, je sais qui a raison. Je sais que j’ai toute ma raison. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’amis, tout le monde est très gentil avec moi. Ce mardi soir, j’ai compris. Maintenant je sais qu’il est fou. ECOUTEZ MOI. REGARDEZ MOI. Je le croise d’ailleurs TRES souvent. Et oui. Et oui. Et il fréquente les mêmes endroits que moi. Vous ne me croyez pas, n’est ce pas ?
Aha. Parfois même, je le vois au bar. Au comptoir, il s’assoit TOUJOURS TOUJOURS TOUJOURS en face de moi. Il ne me parle jamais. Mais il boit, COMME MOI, toujours, toujours, toujours un verre d’eau citronnée. J’ai dans l’idée qu’il a envie d’être mon ami. – vous ne m’aimez pas - J’ai beaucoup d’amis.
Non, non, non, je ne suis pas fou. Voyez-vous, la semaine dernière, j’ai troué ma belle veste, la bleue marine, vous savez – je suis fou ?- celle avec les boutons dorés. Bien sûr que non, je me fais des idées. Vous essayez de me faire craquer. MAIS POURQUOI NE ME LAISSEZ VOUS JAMAIS TRANQUILLE ?
Ils ME plaisaient beaucoup, ces boutons DORES. Alors j’ai demandé s’ils pouvaient les installer sur MA nouvelle veste, elle est verte. Mais pas un vert criard, un vert assez sombre.
TRES JOLI. Vraiment très joli. C’est… c’est. J’ai voulu l’essayer. Mais il était encore là. Ca.. ça m’a beaucoup troublé. J’ai des journées EPROUVANTES, et ce… Il a mis la MÊME veste que MOI…

Alors, vous me comprenez maintenant, hein ?

Il me singeait. Alors j’ suis parti, sans rien dire, j’en ai pris dans ma vie, des cliques et des claques.
Mais vous voulez peut être y jeter un coup d’œil ? Je veux bien vous la montrer, seulement, il ne faut pas y toucher. Vous comprenez, je viens de la laver. Attendez, hein. Vous m’attendez d’accord ? Parce que j’hésite. Je la trouve si belle, je pense que je ne la mettrai pas. Mais il faudrait quand même que les autres la voient… Oui mais je ne suis pas bête, vous savez. Je sais pertinemment que si je me lève, vous me quitterez. C’est dans vos habitudes de me laisser tout seul.
Mais j’ai beaucoup d’amis, n’est ce pas ? Et puis c’est normal. Non ? De se sentir seul de temps en temps ?

Vous l’aimez ? Je l’ai aussi montré à Maman. Il a fallu que je fasse attention pour la transporter dans le bus qui va à la ville. Pour pas qu’ils ne me la froissent. Mais je ne savais pas trop où la poser, lors de ma visite chez ma Maman. Je me suis pas senti très bien. Je n’allais tout de même pas la poser à même la dalle… Alors, j’ai changé d’avis. Imaginez qu’il pleuve. Dans quel état aurait elle été ! Je suis sûre que lui n’aurait pas pris autant soin d’elle. Il a l’air très sale, mais je ne sais pas… Au fond, il a l’air gentil.

Oui mais il y a des limites à la gentillesse. Et quand je me suis assis devant la télé. Je l’ai vu. Encore. Ce singe. CE SINGE ! Il avait installé EXACTEMENT LE MÊME FAUTEUIL que le mien, CELUI DU SALON, jusqu’aux petites TULIPES sur les accoudoirs, dans le téléviseur. Il était parfaitement ridicule. Et, il me regardait, la télécommande à la main. Ce singe pensait pouvoir me zapper. Mais je me suis concentré. J’ai appuyé sur un bouton. AHA. MAIS MAINTENANT IL PEUT REVENIR. HIN HIN HIN. S’il croit qu’on peut se moquer de moi comme si de rien était.

J’ai tellement peur qu’il revienne. Tellement peur qu’il, qu’il, qu’il pointe encore le faisceau de sa télécommande sur moi. VOUS ME CROYEZ MAINTENANT ? Je me suis même forcé à regarder de la variété. Vous ne me croyez pas, je le sais. Vous n’êtes pas digne de mon amitié. PARTEZ. J’ETAIS HEUREUX, vous avez totalement gâché MA journée. C’est dommage, il faisait beau…
Maintenant, il me suit même quand je me lave les dents.

Alors vous aussi... vous aussi. Vous partez. Vous m’abandonnez. Vous m’A-BAN-DONNEZ.

Comme tout les autres.
D’ailleurs, j’ai beaucoup d’amis. Tout le monde est …

11:45 Écrit par JE T'EMME | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

uh un bonbon, je dis, un bonbon.
des bonbons. 1.2.3.

Écrit par : julie | 26/02/2006

tu t'étais trompé, j'ai eu les crocodiles, pas des fraises, mais comme il y avait du papier bulle, jai rien dit. (:

Écrit par : samia | 26/02/2006

oh c'est joli par ici

Écrit par : julie | 26/02/2006

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